Tag - chemise kimono

Fil des billets - Fil des commentaires

mardi, mars 20 2012

Chemise col mao cintrée : un vent de modernité !

 

Pour ceux de mes lecteurs ou de mes clients assidus, je pense que vous aurez remarqué que j’affectionne particulièrement les cultures asiatiques, au premier rang desquelles je place le Japon. Vous aurez aussi noté que tous les poignets de mes chemises portent des noms d’opéras célèbres…exclusivement féminins, petit clin d’œil à la féminisation que connaît le vestiaire masculin depuis l’apparition des « métrosexuels », David Beckham en tête.

Nous sommes incontestablement face à une grande période de mixité, toutefois la mixité fait partie de l’ADN des toutes les cultures issues de l’Europe, qui engagea cette démarche concomitamment à sa plus grande invention : la Modernité. Point focal de la notion de modernité : naissance de la Mode vers le milieu du XIVième siècle. Autant les modalités de cette naissance posent encore question aux spécialistes, autant elle entérine l’ancrage de la modernité dans notre civilisation occidentale. En effet, ce qui fait la modernité, c’est que la tradition n’est plus l’unique modèle à suivre et à reproduire. Chaque génération va chercher au contraire à inventer de nouveaux codes, notamment dans le vêtement. Il faudra attendre la Renaissance pour que cette démarche s’applique pleinement au niveau des idées, avec les cruautés que l’on sait pour imposer la liberté de pensée, notamment religieuse.

Bref la mode fut précurseuse, et elle ne fut pas longue à comprendre que, pour se réinventer, il faut aller chercher ailleurs. La mixité ne date donc pas d’hier. Mixité des cultures, mais aussi mixité des époques d’une même société : la tradition peut aussi bien servir de source d’inspiration pour les générations futures.

Alors je me suis bien amusé en créant cette chemise, qui par ses influences multiples se présente comme un véritable kaléidoscope de notre époque. Je suis parti en premier lieu des vêtements traditionnels japonais, dont les superpositions de cols me fascinaient. Ce qui me plaisait le plus, c’était la sobriété et l’élégance de ces tenues, loin des fastes aristocratiques ou du minimalisme bourgeois tels que nous les connaissons en Europe. Comme je cherchais des solutions formelles pour imaginer un homme élégant sans cravate, je suis donc parti de cette idée pour imaginer des chemises hommes qui répondraient à ces critères. 

Le col mandarin s’est ensuite naturellement mélangé avec la coupe kimono, le tout fini par des poignets qui ancrent bien ce modèle dans la famille des chemises hommes. Il ne restait plus qu’à trouver un nom à cette chemise mode…or l’opéra de Puccini est aussi une œuvre qui symbolise cette mixité et cette modernité, non seulement parce que le compositeur s’inspire d’une histoire orientale, mais parce que celle-ci relate la rencontre entre des occidentaux et des japonais. Bref, la mondialisation ne date pas d’hier ! Or donc la geisha qui occupe le rôle titre s’appelle Cio Cio San.

Ce n’est que par la suite que mes clients ont commencé à me parler d’une chemise col mao…franchement les dictateurs sanguinaires n’appartiennent pas à mon panthéon, mais en l’occurrence je trouvais ça amusant de voir comment les idées font le tour du monde et du temps. Ainsi la chemise kimono est devenue malgré elle une version moderne de la chemise col mao. Mais à l’heure où la Chine est sur le point de devenir la première puissance mondiale, finalement ceci est très logique.

Par un truchement non moins original, mais tout aussi plausible, la chemise kimono est devenue très prisée en tant que chemise mariage, d’autant plus que sa coupe de chemise cintrée lui confère une silhouette tout à fait contemporaine. Cette proposition nuptiale se vérifie spécialement lorsqu’il s’agit d’une chemise blanche.

Et voilà le tour est joué, vous pouvez donc porter une chemise fashion tout en ayant de la tenue, de la classe et en conservant le bon goût français que le monde entier nous envie, fait de retenue et de sophistication.

 


chemise Mode blanche CIO CIO SAN.

chemise Mode blanche CIO CIO SAN.


samedi, octobre 8 2011

Chemise col mao ? non ! col MANDARIN

Franchement, aurait-il pu se pointer à la Maison Blanche avec une chemise col mao ? Il faut bien admettre que ce type de col est au moins aussi désuet que le communisme. Les bustes du dictateur éponyme trônent désormais sur les cheminées des beaux appartements haussmanniens, qu'on s’évertue à faire ressembler à des lofts...il ne remplace pas avantageusement celui de Marie Antoinette, hérité de la grand-mère qui, soit dit en passant, était propriétaire de l'immeuble.

Pour autant la grand-mère était-elle habillée en Marie-Antoinette ? Compte tenu de l'âge du protagoniste, sa grand mère aurait pu être une furieuse adepte du New Look, belle de jour et belle de nuit dans des drapés inspirés du XVIII ième siècle...inspirés seulement. 

Et puis quand même, quelque dispendieuse qu'elle fut, notre décollée (et décolletée) souveraine n'envoya pas des millions de personne à la mort. La Mao mania traine décidément une réputation par trop sulfureuse.

Puisque donc nos amis chinois semblent revenus à leurs fondamentaux, puisque Ian ne s'habillerait pas non plus en reine de la nuit et puisque qu'il souhaitait avoir le bon goût, malgré tout, d'éviter la panoplie de l'homme d'affaires capitaliste, il fallait trancher.


Une chemise élégante sans cravate, était-ce trop demander ? Une chemise ouverte donc, qui soit aussi une chemise slim fit, car notre homme au physique athlétique n'en est pas moins soucieux de ménager l'apparence de sa silhouette. 

Il choisit une vêture résolument ancrée dans son époque, celle de la globalisation. Son nom de chemise kimono paie un tribu au Japon, son col Mandarin paie le sien à la Chine. Quant à sa conception française, elle l'inscrit dans une nouvelle vague de chemises mode dont est friande la génération qui fait carrière à l'ère des nouvelles technologies, une génération qui a remisé le boulier au musée des arts ménagers et la cravate au musée du costume. 

La chemise blanche s'imposait sans doute pour être, comme Brummel, en symbiose avec le décor de ce haut lieu du patrimoine mondial : la gastronomie française.

Ah oui ! ce que j’oubliais de vous dire parce que vous n'avez pas suivi toute la scène, c'est que sa dulcinée reposait tendrement face à lui sur fond de Tour Eiffel scintillante...sur la terrasse panoramique du restaurant du théâtre des Champs Elysées !

Ce que l'histoire ne dit pas, c'est ce qu'est devenu le buste de Marie Antoinette...mais ce n'est qu'une histoire n'est-ce pas ?


chemise Mode blanche CIO CIO SAN.

chemise Mode blanche CIO CIO SAN.


jeudi, septembre 15 2011

Chemise fashion : gagnant du jeu Fan de la page Facebook.

Il rêvait d'une chemise kimono, il l'a gagnée en devenant Fan de la page facebook. Un nouvel adepte du col mandarin, donc, cette alternative innovante à la chemise col mao. Il rêvait d'une chemise noire un peu smart pour les diners en ville, il l'a choisie. Le voici donc paré d'une chemise mode au look épuré, une chemise cintrée aussi ne l'oublions pas, qui dessine parfaitement la silhouette. Et comme le disait si bien La Fontaine :

" Sans mentir, si votre ramage se rapporte à votre plumage, vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois."


chemise Mode noire CIO CIO SAN.

chemise Mode noire CIO CIO SAN.


samedi, juin 18 2011

Chemise mariage : exit la cravate.

" Monsieur X présente à Madame Y ses respectueux hommages et la félicite pour le mariage de W et Z auquel il se rendra pour son plus grand plaisir" voilà, la réponse au carton d'invitation une fois couchée sur le bristol blanc le plus dur reste à faire : trouver la bonne tenue sans risquer, comme Pipa, d'éclipser la mariée...voire LE marié :-))

Tout d'abord la couleur : chemise bleue, virginale ; chemise grise, festive ; chemise noire,  sacrée ; chemise blanche, immaculée.

Ensuite le look global : si vous lisez ces lignes, il est évident que vous serez en chemise ouverte.

Puisque donc vous ne comptez pas sur la cravate pour assurer l'effet décoratif, il va falloir lettre le paquet sur le col...grand, petit, italien, français...et pourquoi pas une chemise col mao...un peu cheap je vous le concède, mais la version col mandarin pourrait avantageusement palier cet inconvénient. Sinon on peut rester simple et miser pour un contraste de couleurs, la chemise col blanc semblant la mieux indiquée. La chemise double col, voire triple col est une autre alternative élégante avec un zeste de romantisme qui sied bien à la circonstance. 

L'autre point clef : les poignets ! Ils pourraient être également contrastés, c'est toujours assez chic, ou bien encore la quasi incontournable chemise poignet mousquetaire.

En dernier recours si vous osez vraiment l'extravagance minimaliste et de bon ton...je vous invite à découvrir notre gamme de chemises kimono : idéales une fois qu'on a tombé la veste !


chemise triple col noire  CHAIYO.

chemise triple col noire CHAIYO.


samedi, juin 11 2011

Chemise mariage : la saison est ouverte.

Ce n'est pas parce que le temps se dérègle depuis quelques jours que vous risquez d'avoir moins à penser à vos tenues pour les heureux évènements qui vont bientôt s'égrener, si ce n'est déjà commencé.

L'équation à résoudre consiste à vous présenter devant le maire ou Dieu le Père dans une tenue décente. Cette remarque est peut être ridicule d'ailleurs puisque après tout, chacun est libre de faire ce qu'il veut, ne soyons pas trop conventionnels quand même.

Bon ceci dit, il faut bien que le chemisier pour homme existe pour quelques uns qui voudront arborer une chemise élégante sans cravate...oui la cravate c'est définitivement too much.... et je passe le cas désespéré du look lavallière-gilet-à-fleurs-queue-de-pie-haut-de-forme.

Laissons donc aux excentriques et aux snobs leur choix par trop extrêmes et tentons de trouver pour les autres une formule esthétique plus mesurée et plus inédite.

Dès lors que vous acceptez le concept de la chemise ouverte, vous pourrez ici vous orienter vers quelques modèles dont le design compensera avantageusement l'absence de cravate, et dont le style prouvera que vous ne l'avez pas oubliée, voire sacrifiée par négligence ou manque d'imagination.

Ainsi vous apprécierez les cols mandarins, que vos amis ne manqueront pas de qualifier de chemise col mao...ça fera un sujet de conversation tout trouvé pour vos mondanités "Mais non, rien à voir, le col mao n'est qu'un vulgaire pied de col pour communiste. La chemise kimono, c'est l'aristocratie de la chemise homme !"

Autre option, qui existe aussi en col mandarin, la chemise double col, voir triple col, en monocrhome ou en bicolore. Plus glamour sans doute, et aussi protéiforme puisque les cols peuvent se porter les un par dessus les autres ou bien les uns à l'intérieur des autres...ce qui produit un effet jabot très moderne. Ainsi on pourra vous demander si vous avez changé de chemise entre la poire et le fromage : so chic !

Bien entendu vous aurez également le choix entre diverse sortes de poignets, la chemise poignet mousquetaire restant un must.

Après se pose la question de la couleur :

- chemise bleue...ne cherchez pas, elle n'est pas dispo dans la ligne chemise LUXE ni chemise MODE

- chemise grise...oui et re oui, très belle effet satiné de ce coloris légèrement chiné de noir

- chemise noire...assez tendance, toujours classe, permet d'aller très, loind dans la fantaisie sans prendre trop de risques

- chemise blanche...le grand classique devant l'Eternel :-))

Maintenant, si vous optez pour approche plus modérée, quelques pièces de la ligne chemise ORIGINALE pourront sans doute vous séduire, notamment dans l'esprit chemise col blanc.

N'oubliez pas de m'envoyer des photos !!!


chemise Luxe noire SOBRALIA.

chemise Luxe noire SOBRALIA.


lundi, novembre 8 2010

Chemise col mao réinterprétée pour La Mamounia.

Jacques Brel disait : "La Mamounia reste toujours le rêve civilisé que l’on souhaite croiser plus souvent."

A l'occasion de sa rénovation, le mythique palace fait rentrer François Legendre dans sa légende en habillant les serveurs du bar de la piscine de deux chemises blanches, l'une issue de la ligne chemise Luxe et l'autre de la ligne chemise Mode. Les deux chemises homme ainsi retenues eussent-elles répondues à l’appellation de chemise col mao qu'elles n'y auraient sans doute pas trouvé droit de cité. Il fallait toute l'imagination du créateur pour en proposer une formule plus conforme au "rêve civilisé" évoqué par le chansonnier. Une chemise kimono et son col mandarin, c'était déjà plus politiquement correct. L'astuce résidait également dans le fait d'utiliser une chemise double col pour les chefs de rang, ainsi distingués immédiatement comme les mandarins de votre plaisir. Les coupes ont été légèrement adaptées pour conserver l'esprit d'origine des chemises cintrées de la marque tout en les rendant plus fonctionnelles. Et puisque le "chemisier pour homme" rentre dans l'Histoire, rendons hommage aux évènements et aux protagonistes qui l'ont précédé.

Le nom de La Mamounia remonte au XVIIIe siècle. L’histoire commence avec le sultan alaouite Sidi Mohamed Ben Abdellah, qui avait pour habitude d’offrir un domaine en cadeau de mariage à chacun de ses fils. C’est ainsi que ses quatre fils, Abdessalam, Mamoun, Moussa, et Hassan sont devenus les éponymes des jardins qu’ils ont reçus du roi. Ces jardins « Arsats » sont connus encore aujourd’hui, mais seul arsat Al Mamoun ayant appartenu au prince Mamoun deviendra célèbre et inspirera le nom de La Mamounia. On raconte que ce dernier l’utilisait comme lieu de plaisance pour la « nzaha » coutume courante dans plusieurs cités marocaines (genre de garden party) La magnificence de ce jardin légué par toutes ces réjouissances royales augmente un peu plus le plaisir des hôtes à le visiter aujourd’hui aussi bien par sa taille de 8 hectares que pour sa flore si particulière.

Deux siècles plus tard, sur une superficie de quinze hectares, on crée l’hôtel, qui bien vite atteint une renommée internationale. Conçu en 1923, par les architectes Prost et Marchisio, l’hôtel La Mamounia a bénéficié dès sa conception de nombreuses considérations alliant le respect d’un lieu chargé d’histoire et les impératifs des commanditaires en la personne financière e t morale qu’est la Compagnie des Chemins de Fer du Maroc. Depuis sa création, La Mamounia s’est révélée être un véritable monument alliant la tradition architecturale marocaine avec le dernier design du style Art Déco. Tout au long de son histoire, La Mamounia ne fut jamais assez grande pour satisfaire tous les clients désireux d’y loger. Jusqu’à la fin des années 1930, l’hôtel abritait moins de cinquante chambres, il a été agrandi en 1946 pour atteindre une centaine d’unités, puis réaménagé successivement en 1950, 1953, 1986 et enfin en 2006 pour une réouverture au septembre 2009 avec 209 clés.

On vient à La Mamounia toute l’année de tous les coins du monde, pour bénéficier de ce cadre exceptionnel. Avant la seconde guerre mondiale, les européens et les américains y apportaient leurs meubles pour leurs longs séjours, et chacun réaménageait ses appartements selon son goût et ses habitudes. On parle encore avec nostalgie de cette époque où les hommes revêtaient leurs smokings et où les dames, couvertes de divines parures, enfilaient de longues robes du soir. De nombreuses célébrités ont séjourné à l’hôtel. Winston Churchill y établissait ses quartiers d’hiver. Il avait pour habitude d’aller de balcon en balcon pour guetter le soleil comme pour mieux capter les couleurs et les reproduire sur ses toiles. Plusieurs de ses peintures, représentant le parc ou certains coins de l’hôtel, peuvent être admirés au Musée Churchill en Angleterre.

Au fil des années, la réputation de Marrakech et de La Mamounia attira l’attention des cinéastes français et américains. Jean Tissier tourna « Alerte au sud » avec Eric Von Stroheim en 1953. On tourna aussi « l’homme qui en savait trop » d’Alfred Hitchcock.

La liste des clients de prestige est assez longue, nous vous l'épargnerons donc !


chemise Luxe blanche BUTTERFLY.

chemise Luxe blanche BUTTERFLY.


samedi, octobre 23 2010

Chemise Mode : mille et une nuits marocaines.

Dès son lancement, la nouvelle boutique en ligne a fait de nouveaux adeptes. Et pour cause, j’avais proposé une remise de 100 euros sur la première commande qui serait enregistrée. Le bénéficiaire de cette offre avait donc toute latitude pour choisir le modèle de son choix parmi la centaine de chemises homme qui est désormais disponible. Serait-ce un modèle de la gamme chemises Originales, qui se caractérise essentiellement par le travail des coupes et des finitions ? Ou bien une des références de la ligne chemise mode homme qui pousse un cran plus loin les effets décoratifs en ton sur ton ?  Sinon, avec plus hardiesse et à destination de circonstances plus festives (chemise mariage ?) pourquoi ne pas en profiter pour oser les chemises homme luxe ?

En outre, étant donné que toutes les chemises homme sont fabriquées à la pièce, il n’y a plus de limitations en termes de tailles et de couleurs. C’est ce qu’on appelle avoir l’embarras du choix ! Une chemise bleue pâle et son petit côté business ? Une chemise noire, tellement tendance ? Une chemise blanche dont les superpositions de tissu créent, par transparence, un effet graphique d’intensités de blancs ? Pour les plus audacieux,  une chemise grise, légèrement chinée de noir, aux reflets soyeux ?

Rachid n’a pas tergiversé bien longtemps, se fixant sur une des pièces emblématiques de la marque. En effet, la chemise Mode Imari est une chemise kimono, qui incarne le style de la chemise ouverte élégante sans cravate dont la marque se fait une spécialité. Une chemise avec col Mandarin (parente éloignée de la chemise col mao) et poignet Troubadour (variation sur la chemise poignet mousquetaire) qui se suffit à elle-même.

Les retours que j’ai eus sur Facebook me prouvent déjà que Rachid s’est avéré un parfait ambassadeur de la marque dans les chaudes nuits de Marrakech. Il a sans doute fait sienne cette phrase extraite des Mille et Unes Nuits : « La nuit c’est le salut de l’âme. »


chemise Mode blanche IMARI.

chemise Mode blanche IMARI.


mardi, octobre 19 2010

Chemise ouverte : le cas du chemisier pour homme.

La cravate me fait penser à un bout se sparadrap collé au doigt dont on n’arrive pas à se défaire. Décidément les habitudes ont la vie dure ! La cravate est et restera encore longtemps l’emblème absolu de l’homme d’affaires, un certain signe de réussite sociale, d’intégration dans le monde des décideurs, de reconnaissance pour les hommes de la petite et moyenne bourgeoisie, un moyen, pense-t-on, d’éviter les fautes de goût, d’être viril et chic à la fois. Et pourtant, que d’horreurs, que d’uniformisation, que de milliards dépensés tous les ans par la gente masculine pour se procurer des tenues aux variations infinitésimales, d’une monotonie et d’une tristesse consternantes. L’industrie du textile se régale quant à elle de cette effrayante mais juteuse banalité, à tel point que dans certaines usines, les vêtements pour homme sont fabriqués de manière totalement automatisée. On s’extasie sur une doublure, on se pâme sur une coupe sur mesure, on se gausse d’avoir ses initiales brodées, on s’esbaudit d’une poche. On se juge et on se classe sur la proportion d’un col, sur la longueur d’une veste, sur l’ampleur d’un pantalon, sur la couleur, ou l’absence de couleur, de la cravate, sur le nombre et la forme des boutons. Au final, on atteint le point de non retour, où toutes les rocks stars et people de la planète n’ont rien trouvé de mieux qu’un costume noir, une chemise blanche et une cravate rachitique. Oui ! Pour sûr c’est la crise, comme si tout le monde arborait une tenue de deuil pour assister à l’enterrement définitif de la panoplie de l’homme invisible.

Si vous êtes satisfaits d’appartenir à un monde où les êtres sont interchangeables, où la fonction prime sur l’individu, alors ce réquisitoire n’est pas vous. Fossilisez-vous si vous voulez, mais ne perdez pas de vue que nous sommes entrés depuis quelques temps dans un ordre nouveau, qui fait la part belle à l’épanouissement personnel, à la différenciation par l’image et à l’évolutivité comme valeur fondamentale de notre espèce. Un univers où la femme est désormais l’égale de l’homme, socialement, techniquement et hiérarchiquement. Une sphère où la maîtrise des codes de l’apparence joue donc un rôle capital, domaine où les femmes sont expertes depuis toujours. Messieurs, vous savez ce qu’il vous reste à faire si vous voulez non seulement conserver l’harmonie paritaire de la société dans laquelle vous vivez, mais aussi et surtout manifester votre adhésion à son caractère éminemment évolutif, adaptable et individualiste. Individualiste, non pas dans le sens du chacun pour soi, mais dans le sens de l’affirmation d’un moi réconcilié et concilié avec le groupe.

Ce débat étant posé, il faut bien reconnaître pourtant que, passé l’âge de la vie étudiante et sa cohorte de tenues fashion-casual, il ne s’offre pas beaucoup d’alternatives aux hommes pour varier les codes de l’apparence, sans tomber dans le faux jeune. Il faut bien avouer aussi, et c’est là un des points capitaux de ce propos, que les hommes ont vite fait d’oublier qu’ils ont un corps. Oui, ils ont des bras, des épaules, des pectoraux, un ventre, une chute de reins, des fesses et des jambes, le tout avec ou sans poils. Ils ont aussi une carnation, une teinte de cheveux et une couleur d’yeux.  On voit beaucoup de mères rester sveltes après plusieurs grossesses ; on lit des tas d’articles sur le bien-manger dans la presse féminine ; on fréquente quantité d’executive women qui affichent des looks dont l’audace n’a d’égal que l’excellence de leurs performances ; les cours de fitness sont majoritairement remplis de femmes.  Alors expliquez-moi pourquoi leurs conjoints deviennent ventripotents,  retranchent totalement leur morphologie derrière leur vêture, se contentent du sport par procuration, portent leurs vêtements jusqu’à l’usure, abolissent la fantaisie et l’originalité ? Les femmes font-elles leur jeu pour éviter de se faire ravir la vedette, ou parce qu’elles mêmes apprécient le contraste belle-et-la-bête ? Décidément l’homme est un animal bizarre car, dans bien d’autres espèces, la livrée des mâles et infiniment plus variée et colorée que celle des femelles, une différence qui atteint un niveau quasi paroxystique chez les oiseaux de paradis par exemple. Comment en est-on arrivé là ?

Pour ça, il faut remonter deux cents ans en arrière, à la Révolution Française, qui aboutit à la prévalence du modèle bourgeois sur le modèle aristocratique. Méritocratie, démocratie et technocratie : le bourgeois est un travailleur auquel on demande avant tout d’être un bon technicien. De leur côté, petites, moyennes ou grandes bourgeoises, partiellement, voire totalement exclues de ce système, ont continué à s’identifier sans vergogne à un modèle de type aristocratique, dans lequel la toilette est un privilège, voire une exigence, pour marquer son rang. Ainsi donc, alors que se généralisait une normalisation du costume masculin, en partie initiée par Brummell, les femmes pouvaient continuer à se livrer à leurs extravagances vestimentaires. Pour lui l’influence anglaise, pour elle la française. Les artistes, les ouvriers, les paysans et les gens en uniformes sont classés à part, chacun dans sa catégorie, qui n’est pas imperméable aux phénomènes de mode, mais qui répond à une logique des apparences qui lui est propre. On peut toutefois souligner que les facéties de certains artistes marquèrent parfois durablement leur temps.

« Le gilet rouge ! on en parle encore après plus de quarante ans, et l’on en parlera dans les âges futurs, tant cet éclair de couleur est entré profondément dans l’œil du public. Si l’on prononce le nom de Théophile Gautier devant un philistin, n’eût-il jamais lu de nous deux vers et une seule ligne, il nous connaît au moins par le gilet rouge que nous portions à la première représentation d’Hernani, et il dit d’un air satisfait d’être si bien renseigné : « Oh oui ! le jeune homme au gilet rouge et aux longs cheveux ! » C’est la notion de nous que nous laisserons à l’univers. Nos poésies, nos livres, nos articles, nos voyages seront oubliés ; mais l’on se souviendra de notre gilet rouge. Cette étincelle se verra encore lorsque tout ce qui nous concerne sera depuis longtemps éteint dans la nuit, et nous fera distinguer des contemporains dont les œuvres ne valaient pas mieux que les nôtres et qui avaient des gilets de couleur sombre. Il ne nous déplaît pas, d’ailleurs, de laisser de nous cette idée ; elle est farouche et hautaine et à travers un certain mauvais goût de rapin, montre un assez aimable mépris de l’opinion et du ridicule. » Théophile GAUTIER - Histoire du Romantisme – chapitre X

Il n’y suffit pas. Plus la société devenait égalitaire, la production industrielle, la consommation de masse et les entreprises bureaucratiques, plus le vêtement de l’homme allait se standardiser. Du bambin au vieillard, pas de salut en dehors du costume cravate. Même les artistes y succombèrent : Maurice Chevalier, Fred Astaire, Garry Grant…tant et si bien que s’institutionnalisa une sorte de tenue type du dandy moderne qui, en réalité, est d’une affligeante banalité. Encore ces dandys avaient-ils des vêtements bien coupés, dans des matières nobles et avec des finitions raffinées. Mais l’industrie s’est tellement rationnalisée et le genre à ce point éculé, qu’on en est arrivé à un effroyable laisser aller. Certains hommes sans imagination ont parfois recours à des stylistes…qui les affublent  toujours et encore du même accoutrement. On a vu surgir des hommes en jupe sur les podiums, mais pas encore dans les conseils d’administration. Le fonctionnarisme aura donc non seulement ôté aux hommes le droit à l’image, mais aussi le droit à leur corps. Dans le même temps, leurs alter ego féminins gagnaient sur tous les fronts : droit de vote, avortement, parité professionnelle…

Et le « métrosexuel » dans tout ça ? Le mot était juste et bienvenu, malheureusement sa récupération exagérée par les diktats marketing a oblitéré sa portée sociologique profonde. L’histoire jugera, en attendant, il fallait un signe pour qualifier une nouvelle génération qui manifestement ne se contente plus des reliques du passé. Puisque même la nomenklatura chinoise arbore désormais le costume cravate, il fallait trouver autre chose…et vite, pour des hommes décomplexés, qui revendiquent leur droit à l’image et qui souhaitent se réapproprier leur corps. En matière de vêtements sportifs ou décontractés, l’offre existait depuis longtemps. Elle s’est élargie. Mais en matière de vêtements plus habillés ou plus sophistiqués, c’est la peau de chagrin. Le look négligé a donc progressivement investi cet espace de non droit que sont les dîners en ville, les soirées à l’opéra, les cérémonies…et le « casual friday » ! Pour autant, il y a encore des hommes qui ne veulent pas porter un pull troué pour aller à l’opéra ou un jean délavé pour se présenter à leurs clients, qui ne recourent pas systématiquement au tee-shirt moulant pour exhiber leurs formes sculpturales, qui pour être décontractés n’ont pas envie d’avoir l’air débraillé et qui sont quand même prêts à prendre des risques, à condition qu’on ne les confonde avec le sapin de Noël !

C’est là qu’intervient le chemisier pour homme. C’est une chemise ouverte qui abhorre la cravate, grâce à tout un ensemble de cols conçus pour bien marquer que cet accessoire d’un autre âge n’a pas été simplement omis. Une chemise slim fit qui souligne subtilement la silhouette, notamment dans des coupes inédites qui mettent particulièrement en valeur les épaules et le haut du buste (raglan, capucin ou encore chemise kimono). Une chemise dont la longueur est étudiée pour pouvoir se porter avec élégance par-dessus le pantalon sans faire liquette efflanquée. Une chemise originale qui se suffit à elle-même et donc s’affranchit d’une quelconque veste. Une chemise mode qui réinvestit une certaine forme de romantisme et de glamour. Une chemise luxe aux finitions élaborées, sans effets gadgets ou tape à l’œil, et dont le haut degré de qualité et le style intrinsèque résisteront au temps. Une chemise homme enfin qui n’est pas le faire valoir aseptisé d’une silhouette banalisée, mais la pièce emblématique d’un look maîtrisé.



mercredi, octobre 13 2010

Chemise Luxe présentée au plus grand défilé du monde.

Jeudi 30 septembre, ode à l’automne.
Place Diaghilev, ode à la créativité.
Galeries Lafayette, ode au commerce.
Jérémie, ode à la beauté.
Butterfly, ode à l’élégance.

Arrivé sur place vers 17 heures. Quelques difficultés pour retrouver Franck, le photographe qui suit Jérémie toute la journée afin de lui constituer un book, un début d’histoire pour ce mannequin en herbe, qui commence à pousser sur le parterre des podiums ce soir, en portant mes couleurs. Encore plus de difficultés pour pénétrer dans l’enceinte cernée de barrières de sécurité autour desquelles quelques chalands commencent à se masser, intrigués par tout ce déploiement. Grâce à son badge « presse » Franck peut rentrer sans problème, mais moi je ne suis prévu nulle part. J’argumente sans succès auprès de l’organisatrice chargée de filtrer les entrées, je fulmine, je contourne les lieux nerveusement, j’essaie d’apercevoir Franck ou les autres qui ne répondent plus sur leur portable, je suis dépité de me voir exclus, après tout le mal que je me suis donné pour régler cette présentation au millimètre. Ils avaient dit « 17h30 », l’heure passe, les rangs se remplissent. 18h : la musique d’ambiance se mue en set électro dance, la foule s’épaissit, l’écran géant s’allume, la pression monte, je suis toujours refoulé.

Au moins cela me laisse un peu de temps pour observer l’installation impressionnante qui a été commandée par les Galeries Lafayette pour « le plus grand défilé de mode du monde ». Installée à l’arrière du Palais Garnier, une gigantesque estrade est recouverte d’un tapis rouge, qui la prolonge indéfiniment sur une bonne partie d’une des rues latérales de l’opéra, pour aboutir à une porte noire, sorte d’arc de triomphe de la mode, obstrué par un grand rideau au couleurs du grand magasin. Au-delà, une file indéfinie de garçons et de filles lookés et calamistrés, serrés les uns contre les autres en deux files indiennes parallèles, prêts à jaillir. Les colonnes s’étendent sur quatre zones consécutives : la première précède directement l’accès à l’espace du défilé, contrôlée par le service d’ordre pour réguler les passages ; la seconde est dédiée à la beauté, là où les équipes Yves Saint Laurent procèdent aux dernières finitions de coiffure et de maquillage ; la troisième est la seule à être couverte par une tente, bien que n’ayant aucune utilité particulière ; la quatrième est à ciel ouvert, formant un quadrilatère tout juste matérialisé par les barrières, à l’intérieur duquel s’ébattent les innombrables protagonistes, dans un joyeux fouillis de chiffons et de babillages.


En guise toile de fond, les majestueuses façades en pierre finement ouvragée du siècle de Worth, celui que l’on considère comme l’inventeur de la Haute Couture : il organisa le premier défilé de mode en 1858. En guise de dais, ce lit de justice des apparences nouvelle formule est recouvert d’un ciel gris marbré luminescent, dont les irisations virent progressivement à l’anthracite, laissant présager que les mieux inspirés seront peut être ceux qui présenteront des imperméables ! La circulation a été bloquée dans tout ce périmètre : grand magasin, grands moyens, on ne peut que saluer l’initiative.

J’aperçois enfin mes acolytes dans la quatrième zone, je les hèle pour qu’ils tentent de négocier avec le cerbère à oreillette, qui reste impassible et inaccessible à nos requêtes, malgré la correspondance entre ma carte d’identité et la griffe portant mon nom sur les vêtements. Il serait pourtant aisé de passer par-dessus les barrières à un endroit qui n’est pas surveillé. Finalement Stéphane, l’agent de Jérémie, me négocie un passe : je peux retourner à l’entrée principale et pénétrer dans la nef où siègent désormais les juges, mères et pères de cette église à laquelle j’ai professé ma foi. J’abandonne sans scrupule la foule de néophytes qui s’attroupent toujours plus nombreux, pour assister à la liturgie. C’est fou comme une petite barrière en tubes d’aluminium peut recouvrir comme valeur symbolique selon le côté duquel on se trouve. Si je ne suis pas juge, si je ne suis pas saint intercesseur, si je ne suis pas (encore…) pape ni même grand prêtre, j’appartiens au moins au cercle des initiés.

Juste le temps d’aller retrouver mes disciples, d’échanger sur les turpitudes de la préparation, d’évaluer le degré d’inventivité des autres catéchumènes, d’examiner la tenue de Jérémie, de l’informer de l’endroit où il fera une courte pose pour que je puisse le shooter, et de prendre déjà quelques clichés back stage. Les humeurs sont apaisées, de manière inversement proportionnelle à la météo. Je rejoins le cénacle, je me poste, impavide, au bord du tapis, récoltant les critiques des fidèles situés de l’autre côté de la muraille invisible, parce que je leur bouche la vue. Qu’ont-ils fait, eux, pour être ici ? Passer par hasard entre deux séances de shopping qui, certes, feront rentrer les fonds nécessaires au financement de cet évènement. Mais, j’y suis j’y reste, je ne vais pas gâcher ce plaisir chèrement acquis.

Cependant, il faut admettre que c’est bien là un moment populaire avant tout. Un moment marketing aussi. Et puisque le chapeau est furieusement tendance, comme nous l’allons constater d’ici quelques minutes, on peut le tirer très bas aux initiateurs de cette manifestation. Lumières et décibels gagnent en intensité, les premiers se lancent. Combien sont-ils ? 200, 300, 500 ? Sous nos regards se déroule alors une ribambelle de gravures de mode, qui par deux, qui par trois, qui en groupes plus ou moins homogènes, qui en solo. Manifestement une grande liberté a été accordée aux participants. Le résultat est très inégal, mais puisqu’il est question de démocratiser la mode, alors c’est parfaitement réussi. Tous les âges, toutes les morphologies, toutes les couleurs de peau, tous les styles et toutes les attitudes sont représentés. Le public fait la claque pour celles ou ceux qui ont sa préférence. Le clergé se retient mais n’en pense pas moins. Arrive Jérémie, affublé d’une demoiselle en gris : ce n’était pas prévu au programme, mais ils sont assez bien coordonnés. Ils se tiennent par la main, petit couple de jeunes premiers, ou pourrait-on dire de jeunes mariés, remontant vers l’autel pour recevoir le sacrement du culte des apparences. La déclinaison du modèle Butterfly, dont le col mandarin a été réalisé en organza, est tout à fait adapté à cette ambiance mariale, bénie par quelques goutes de pluie. Surgit alors une armada de parapluies à l’effigie du sponsor. Mariage pluvieux, mariage heureux !


chemise Luxe blanche BUTTERFLY.

chemise Luxe blanche BUTTERFLY.


mardi, septembre 1 2009

Chemise col mao : « fusion fashion ».

De la fraise nous passâmes à la lavallière, de la lavallière nous passâmes à la cravate, et de la cravate nous sommes en train de passer à je ne sais quoi encore. Bien des foulards et écharpes surdimensionnés s’enroulent négligemment autour de nos cous ces dernières saisons, vent de liberté pour les classes laborieuses, boboïsation pour les élites. Et sans doute l’homme en costume cravate paraitra aussi incongru à nos arrières petits enfants que l’était le huit reflets de notre arrière grand père…si tant est qu’il ait appartenu à la grande bourgeoisie !

Ca c’est pour l’Occident. Les chinois quant à eux n’ont pas connu toutes ces strates de la mode, mais des changements bien plus radicaux, faisant un grand bon en avant, la maoïsation imposant son uniforme et notamment sa fameuse chemise col mao. Presque aussi brutale fut la volte face en faveur du capitalisme. Or on aura bien compris que le vêtement est un des reflets essentiel d’une époque, d’une culture.

C’est donc là que la mondialisation bat son plein. Certains modèles occidentaux se sont imposés, mais ils commencent déjà à avoir fait long feu. La Terre globalisée a besoin d’accoucher d’une vêture à son image. Les stylistes puisent d’ailleurs depuis de nombreuses années dans le répertoire infini des vestiaires de tous bords et de toutes ethnies, dessinant progressivement une sorte de « fusion fashion ».

A ce titre je n’échappe pas à la règle puisque mes sources d’inspirations jonglent allègrement entre l’Europe et l’Asie. J’ai donc tenté d’apporter un premier niveau de réponse aux chemises hommes sans cravate, tout en conservant un certain niveau d’élégance. C’est ainsi qu’est née la chemise kimono, dérivée de la chemise col mao, mais assortie d’un col mandarin.

Tirons notre révérence au magazine Balthazar qui a inclus une photo de mon look book dans une page plutôt casual. Le mannequin qui arbore la chemise blanche en question portant lui-même un denim. Et puisqu’on veut rester moderne, il s’agit bien entendu d’une chemise cintrée. Dans un look plus formel elle aurait pu être associée à une chemise mariage, mais là on voit bien que nous sommes de plein pied dans la « fusion fashion ». Mélange de codes issus des cultures mondiales, et mélange des codes inhérents à la mode.

Vous retrouverez ce modèle Ciociosan dans la ligne Chemise Mode, ou bien dans une version chemise double col (Butterfly) dans la ligne Chemise Luxe. Vous pourrez également l'apprécier dans sa version chemise grise ou chemise noire.


chemise Mode grise CIO CIO SAN.

chemise Mode grise CIO CIO SAN.


- page 1 de 2