samedi, novembre 5 2011

Chemise fashion : la qualité luxe.

La première question qui vient à l’esprit de la plupart de nos clients est : comment peut-on combiner les épithètes « chemise homme luxe », si cette chemise est fabriquée en Thaïlande ?

Pourtant, le choix de cette localisation a parfaitement répondu à un cahier des charges extrêmement strict, qui devait respecter les meilleurs standards de l’industrie de la confection.

Il se trouve que les thaïlandais ont ce qu’on appelle une « main », tout à fait exceptionnelle. On pourrait penser qu’une chemise blanche c’est une chemise blanche, qu’une chemise noire, c’est une chemise noire, et qu’il n’y pas là matière à tergiverser.

Or, ce qu’il faut savoir concernant l’industrie de la chemise homme, c’est que sa production est généralement automatisée à 80%. Cette recherche de profitabilité impose une certaine uniformisation des modèles, ou bien, pour une chemise originale, de grandes quantités, afin de rentabiliser les processus mécanisés qui auront été spécifiquement développés.

Dans un cas comme dans l’autre, soit vous aurez une chemise homme dont le style sera banalisé, soit vous aurez une chemise homme dont l’originalité se sera tellement diffusée, que vous risquerez bien de retrouver quelqu’un qui porte la même que vous dans les dîners en ville !

Cette fameuse « main » est donc ce qui donne une âme si particulière à la chemise mode que nous vous proposons, puisqu’elle est fabriquée entièrement à la « main », pièce par pièce, en fonction de chaque commande.

C’est aussi cette dextérité qui offre une grande souplesse dans la création. En effet, de manière artisanale, tout est possible. Ainsi, comment réaliser une chemise kimono avec des machines ?

D’autre part, il faut savoir que, pour des raisons analogues, tous nos textiles sont exclusifs, également tissés en Thaïlande, sur la base de spécifications techniques rigoureuses. Le fil en coton égyptien double retors est un standard des chemises luxe homme.

Nous avons placé les secrets de fabrication de nos chemises homme en coton dans le tissage, la teinture ainsi que les finitions, notamment pour obtenir un rendu légèrement soyeux, des couleurs inaltérables, ainsi qu’une finition "chemise repassage facile".

Quant aux accessoires, ils sont également créés exclusivement pour la marque. Saviez-vous qu’à l’origine, les boutons à quatre trous étaient réservés aux culottes, autrement dit, aux sous-vêtements ? Par souci d’efficacité, les boutons à quatre trous se sont donc généralisés pour la chemise homme. Or, étant donné le soin que nous apportons à notre fabrication, nous avons pu, sans hésiter, choisir de créer des boutons carrés à deux trous, plus élégants et au final, plus résistants.

Pour prévenir les remarques de certains nouveaux clients, et pour répondre aux suggestions qui ont été formulées par les clients qui nous font déjà confiance, nous avons évacué le sujet de la chemise homme à bouton en nacre pour une seule raison. Le bouton en nacre incite à l’exploitation des coquillages, alors que le bouton synthétique est entièrement recyclable.

Enfin, pour inscrire notre approche dans une logique de développement durable et de commerce équitable, nous avons choisi de développer des chemises homme luxe, qui peuvent  résister à de nombreux lavages, et dont le style, quoique innovant, s’inscrit dans une certaine intemporalité. Ce n’est donc pas une chemise homme jetable, mais une chemise homme avec laquelle vous développerez une histoire d’amour. Elle se patinera avec le temps, cette patine lui apportant un petit supplément d’âme.

D’un point de vue social, tout le personnel qui contribue à la réalisation d’une chemise homme a entre dix et vingt ans d’expérience, dispose d’un salaire mensuel supérieur de 50%  à la moyenne nationale pour ce type de métier, ainsi que d’un accès à la sécurité sociale.

Nous espérons donc que tous ces arguments vous auront éclairé quant au sens que nous donnons aux épithètes « chemise homme luxe », et qui sont bien souvent galvaudés !



mardi, mai 31 2011

Chemise fashion : le pur esprit "chemisier pour homme" !

Elle : chemise blanche et veste noire pour homme. Pour homme ? Pas tout à fait...les codes du vestiaire masculin ont sans aucun doute été adaptés pour la grande égérie de la mode qu'on ne présente plus. Bon alors si c'est ça la tendance, que reste-il pour nous les hommes ?

Le chemisier pour homme, ou comment nous approprier quelques codes de la garde robe de ces dames !

Lui : chemise noire, plus précisément chemise double col, enfin plus spécifiquement un chemisier, modèle issu de la ligne chemise Luxe.

Mais en quoi ce que porte notre non moins célèbre reporter est-il féminin tout en préservant sa virilité ?

La coupe qui est celle d'une chemise cintrée (ou chemise slim fit) ; le col dérivé du col Danton qui fait de ce modèle une chemise ouverte résolument élégante surtout sans cravate ; et bien entendu, la finition du bas, qui permet de la porter avec toute la classe requise, par dessus le pantalon. 

Enfin pour la classe, on peut aussi faire confiance aux qualités intrinsèques de Maklor dans ce domaine !


chemise Luxe noire SOBRALIA.

chemise Luxe noire SOBRALIA.


mardi, octobre 19 2010

Chemise ouverte : le cas du chemisier pour homme.

La cravate me fait penser à un bout se sparadrap collé au doigt dont on n’arrive pas à se défaire. Décidément les habitudes ont la vie dure ! La cravate est et restera encore longtemps l’emblème absolu de l’homme d’affaires, un certain signe de réussite sociale, d’intégration dans le monde des décideurs, de reconnaissance pour les hommes de la petite et moyenne bourgeoisie, un moyen, pense-t-on, d’éviter les fautes de goût, d’être viril et chic à la fois. Et pourtant, que d’horreurs, que d’uniformisation, que de milliards dépensés tous les ans par la gente masculine pour se procurer des tenues aux variations infinitésimales, d’une monotonie et d’une tristesse consternantes. L’industrie du textile se régale quant à elle de cette effrayante mais juteuse banalité, à tel point que dans certaines usines, les vêtements pour homme sont fabriqués de manière totalement automatisée. On s’extasie sur une doublure, on se pâme sur une coupe sur mesure, on se gausse d’avoir ses initiales brodées, on s’esbaudit d’une poche. On se juge et on se classe sur la proportion d’un col, sur la longueur d’une veste, sur l’ampleur d’un pantalon, sur la couleur, ou l’absence de couleur, de la cravate, sur le nombre et la forme des boutons. Au final, on atteint le point de non retour, où toutes les rocks stars et people de la planète n’ont rien trouvé de mieux qu’un costume noir, une chemise blanche et une cravate rachitique. Oui ! Pour sûr c’est la crise, comme si tout le monde arborait une tenue de deuil pour assister à l’enterrement définitif de la panoplie de l’homme invisible.

Si vous êtes satisfaits d’appartenir à un monde où les êtres sont interchangeables, où la fonction prime sur l’individu, alors ce réquisitoire n’est pas vous. Fossilisez-vous si vous voulez, mais ne perdez pas de vue que nous sommes entrés depuis quelques temps dans un ordre nouveau, qui fait la part belle à l’épanouissement personnel, à la différenciation par l’image et à l’évolutivité comme valeur fondamentale de notre espèce. Un univers où la femme est désormais l’égale de l’homme, socialement, techniquement et hiérarchiquement. Une sphère où la maîtrise des codes de l’apparence joue donc un rôle capital, domaine où les femmes sont expertes depuis toujours. Messieurs, vous savez ce qu’il vous reste à faire si vous voulez non seulement conserver l’harmonie paritaire de la société dans laquelle vous vivez, mais aussi et surtout manifester votre adhésion à son caractère éminemment évolutif, adaptable et individualiste. Individualiste, non pas dans le sens du chacun pour soi, mais dans le sens de l’affirmation d’un moi réconcilié et concilié avec le groupe.

Ce débat étant posé, il faut bien reconnaître pourtant que, passé l’âge de la vie étudiante et sa cohorte de tenues fashion-casual, il ne s’offre pas beaucoup d’alternatives aux hommes pour varier les codes de l’apparence, sans tomber dans le faux jeune. Il faut bien avouer aussi, et c’est là un des points capitaux de ce propos, que les hommes ont vite fait d’oublier qu’ils ont un corps. Oui, ils ont des bras, des épaules, des pectoraux, un ventre, une chute de reins, des fesses et des jambes, le tout avec ou sans poils. Ils ont aussi une carnation, une teinte de cheveux et une couleur d’yeux.  On voit beaucoup de mères rester sveltes après plusieurs grossesses ; on lit des tas d’articles sur le bien-manger dans la presse féminine ; on fréquente quantité d’executive women qui affichent des looks dont l’audace n’a d’égal que l’excellence de leurs performances ; les cours de fitness sont majoritairement remplis de femmes.  Alors expliquez-moi pourquoi leurs conjoints deviennent ventripotents,  retranchent totalement leur morphologie derrière leur vêture, se contentent du sport par procuration, portent leurs vêtements jusqu’à l’usure, abolissent la fantaisie et l’originalité ? Les femmes font-elles leur jeu pour éviter de se faire ravir la vedette, ou parce qu’elles mêmes apprécient le contraste belle-et-la-bête ? Décidément l’homme est un animal bizarre car, dans bien d’autres espèces, la livrée des mâles et infiniment plus variée et colorée que celle des femelles, une différence qui atteint un niveau quasi paroxystique chez les oiseaux de paradis par exemple. Comment en est-on arrivé là ?

Pour ça, il faut remonter deux cents ans en arrière, à la Révolution Française, qui aboutit à la prévalence du modèle bourgeois sur le modèle aristocratique. Méritocratie, démocratie et technocratie : le bourgeois est un travailleur auquel on demande avant tout d’être un bon technicien. De leur côté, petites, moyennes ou grandes bourgeoises, partiellement, voire totalement exclues de ce système, ont continué à s’identifier sans vergogne à un modèle de type aristocratique, dans lequel la toilette est un privilège, voire une exigence, pour marquer son rang. Ainsi donc, alors que se généralisait une normalisation du costume masculin, en partie initiée par Brummell, les femmes pouvaient continuer à se livrer à leurs extravagances vestimentaires. Pour lui l’influence anglaise, pour elle la française. Les artistes, les ouvriers, les paysans et les gens en uniformes sont classés à part, chacun dans sa catégorie, qui n’est pas imperméable aux phénomènes de mode, mais qui répond à une logique des apparences qui lui est propre. On peut toutefois souligner que les facéties de certains artistes marquèrent parfois durablement leur temps.

« Le gilet rouge ! on en parle encore après plus de quarante ans, et l’on en parlera dans les âges futurs, tant cet éclair de couleur est entré profondément dans l’œil du public. Si l’on prononce le nom de Théophile Gautier devant un philistin, n’eût-il jamais lu de nous deux vers et une seule ligne, il nous connaît au moins par le gilet rouge que nous portions à la première représentation d’Hernani, et il dit d’un air satisfait d’être si bien renseigné : « Oh oui ! le jeune homme au gilet rouge et aux longs cheveux ! » C’est la notion de nous que nous laisserons à l’univers. Nos poésies, nos livres, nos articles, nos voyages seront oubliés ; mais l’on se souviendra de notre gilet rouge. Cette étincelle se verra encore lorsque tout ce qui nous concerne sera depuis longtemps éteint dans la nuit, et nous fera distinguer des contemporains dont les œuvres ne valaient pas mieux que les nôtres et qui avaient des gilets de couleur sombre. Il ne nous déplaît pas, d’ailleurs, de laisser de nous cette idée ; elle est farouche et hautaine et à travers un certain mauvais goût de rapin, montre un assez aimable mépris de l’opinion et du ridicule. » Théophile GAUTIER - Histoire du Romantisme – chapitre X

Il n’y suffit pas. Plus la société devenait égalitaire, la production industrielle, la consommation de masse et les entreprises bureaucratiques, plus le vêtement de l’homme allait se standardiser. Du bambin au vieillard, pas de salut en dehors du costume cravate. Même les artistes y succombèrent : Maurice Chevalier, Fred Astaire, Garry Grant…tant et si bien que s’institutionnalisa une sorte de tenue type du dandy moderne qui, en réalité, est d’une affligeante banalité. Encore ces dandys avaient-ils des vêtements bien coupés, dans des matières nobles et avec des finitions raffinées. Mais l’industrie s’est tellement rationnalisée et le genre à ce point éculé, qu’on en est arrivé à un effroyable laisser aller. Certains hommes sans imagination ont parfois recours à des stylistes…qui les affublent  toujours et encore du même accoutrement. On a vu surgir des hommes en jupe sur les podiums, mais pas encore dans les conseils d’administration. Le fonctionnarisme aura donc non seulement ôté aux hommes le droit à l’image, mais aussi le droit à leur corps. Dans le même temps, leurs alter ego féminins gagnaient sur tous les fronts : droit de vote, avortement, parité professionnelle…

Et le « métrosexuel » dans tout ça ? Le mot était juste et bienvenu, malheureusement sa récupération exagérée par les diktats marketing a oblitéré sa portée sociologique profonde. L’histoire jugera, en attendant, il fallait un signe pour qualifier une nouvelle génération qui manifestement ne se contente plus des reliques du passé. Puisque même la nomenklatura chinoise arbore désormais le costume cravate, il fallait trouver autre chose…et vite, pour des hommes décomplexés, qui revendiquent leur droit à l’image et qui souhaitent se réapproprier leur corps. En matière de vêtements sportifs ou décontractés, l’offre existait depuis longtemps. Elle s’est élargie. Mais en matière de vêtements plus habillés ou plus sophistiqués, c’est la peau de chagrin. Le look négligé a donc progressivement investi cet espace de non droit que sont les dîners en ville, les soirées à l’opéra, les cérémonies…et le « casual friday » ! Pour autant, il y a encore des hommes qui ne veulent pas porter un pull troué pour aller à l’opéra ou un jean délavé pour se présenter à leurs clients, qui ne recourent pas systématiquement au tee-shirt moulant pour exhiber leurs formes sculpturales, qui pour être décontractés n’ont pas envie d’avoir l’air débraillé et qui sont quand même prêts à prendre des risques, à condition qu’on ne les confonde avec le sapin de Noël !

C’est là qu’intervient le chemisier pour homme. C’est une chemise ouverte qui abhorre la cravate, grâce à tout un ensemble de cols conçus pour bien marquer que cet accessoire d’un autre âge n’a pas été simplement omis. Une chemise slim fit qui souligne subtilement la silhouette, notamment dans des coupes inédites qui mettent particulièrement en valeur les épaules et le haut du buste (raglan, capucin ou encore chemise kimono). Une chemise dont la longueur est étudiée pour pouvoir se porter avec élégance par-dessus le pantalon sans faire liquette efflanquée. Une chemise originale qui se suffit à elle-même et donc s’affranchit d’une quelconque veste. Une chemise mode qui réinvestit une certaine forme de romantisme et de glamour. Une chemise luxe aux finitions élaborées, sans effets gadgets ou tape à l’œil, et dont le haut degré de qualité et le style intrinsèque résisteront au temps. Une chemise homme enfin qui n’est pas le faire valoir aseptisé d’une silhouette banalisée, mais la pièce emblématique d’un look maîtrisé.



mercredi, octobre 13 2010

Chemise Luxe présentée au plus grand défilé du monde.

Jeudi 30 septembre, ode à l’automne.
Place Diaghilev, ode à la créativité.
Galeries Lafayette, ode au commerce.
Jérémie, ode à la beauté.
Butterfly, ode à l’élégance.

Arrivé sur place vers 17 heures. Quelques difficultés pour retrouver Franck, le photographe qui suit Jérémie toute la journée afin de lui constituer un book, un début d’histoire pour ce mannequin en herbe, qui commence à pousser sur le parterre des podiums ce soir, en portant mes couleurs. Encore plus de difficultés pour pénétrer dans l’enceinte cernée de barrières de sécurité autour desquelles quelques chalands commencent à se masser, intrigués par tout ce déploiement. Grâce à son badge « presse » Franck peut rentrer sans problème, mais moi je ne suis prévu nulle part. J’argumente sans succès auprès de l’organisatrice chargée de filtrer les entrées, je fulmine, je contourne les lieux nerveusement, j’essaie d’apercevoir Franck ou les autres qui ne répondent plus sur leur portable, je suis dépité de me voir exclus, après tout le mal que je me suis donné pour régler cette présentation au millimètre. Ils avaient dit « 17h30 », l’heure passe, les rangs se remplissent. 18h : la musique d’ambiance se mue en set électro dance, la foule s’épaissit, l’écran géant s’allume, la pression monte, je suis toujours refoulé.

Au moins cela me laisse un peu de temps pour observer l’installation impressionnante qui a été commandée par les Galeries Lafayette pour « le plus grand défilé de mode du monde ». Installée à l’arrière du Palais Garnier, une gigantesque estrade est recouverte d’un tapis rouge, qui la prolonge indéfiniment sur une bonne partie d’une des rues latérales de l’opéra, pour aboutir à une porte noire, sorte d’arc de triomphe de la mode, obstrué par un grand rideau au couleurs du grand magasin. Au-delà, une file indéfinie de garçons et de filles lookés et calamistrés, serrés les uns contre les autres en deux files indiennes parallèles, prêts à jaillir. Les colonnes s’étendent sur quatre zones consécutives : la première précède directement l’accès à l’espace du défilé, contrôlée par le service d’ordre pour réguler les passages ; la seconde est dédiée à la beauté, là où les équipes Yves Saint Laurent procèdent aux dernières finitions de coiffure et de maquillage ; la troisième est la seule à être couverte par une tente, bien que n’ayant aucune utilité particulière ; la quatrième est à ciel ouvert, formant un quadrilatère tout juste matérialisé par les barrières, à l’intérieur duquel s’ébattent les innombrables protagonistes, dans un joyeux fouillis de chiffons et de babillages.


En guise toile de fond, les majestueuses façades en pierre finement ouvragée du siècle de Worth, celui que l’on considère comme l’inventeur de la Haute Couture : il organisa le premier défilé de mode en 1858. En guise de dais, ce lit de justice des apparences nouvelle formule est recouvert d’un ciel gris marbré luminescent, dont les irisations virent progressivement à l’anthracite, laissant présager que les mieux inspirés seront peut être ceux qui présenteront des imperméables ! La circulation a été bloquée dans tout ce périmètre : grand magasin, grands moyens, on ne peut que saluer l’initiative.

J’aperçois enfin mes acolytes dans la quatrième zone, je les hèle pour qu’ils tentent de négocier avec le cerbère à oreillette, qui reste impassible et inaccessible à nos requêtes, malgré la correspondance entre ma carte d’identité et la griffe portant mon nom sur les vêtements. Il serait pourtant aisé de passer par-dessus les barrières à un endroit qui n’est pas surveillé. Finalement Stéphane, l’agent de Jérémie, me négocie un passe : je peux retourner à l’entrée principale et pénétrer dans la nef où siègent désormais les juges, mères et pères de cette église à laquelle j’ai professé ma foi. J’abandonne sans scrupule la foule de néophytes qui s’attroupent toujours plus nombreux, pour assister à la liturgie. C’est fou comme une petite barrière en tubes d’aluminium peut recouvrir comme valeur symbolique selon le côté duquel on se trouve. Si je ne suis pas juge, si je ne suis pas saint intercesseur, si je ne suis pas (encore…) pape ni même grand prêtre, j’appartiens au moins au cercle des initiés.

Juste le temps d’aller retrouver mes disciples, d’échanger sur les turpitudes de la préparation, d’évaluer le degré d’inventivité des autres catéchumènes, d’examiner la tenue de Jérémie, de l’informer de l’endroit où il fera une courte pose pour que je puisse le shooter, et de prendre déjà quelques clichés back stage. Les humeurs sont apaisées, de manière inversement proportionnelle à la météo. Je rejoins le cénacle, je me poste, impavide, au bord du tapis, récoltant les critiques des fidèles situés de l’autre côté de la muraille invisible, parce que je leur bouche la vue. Qu’ont-ils fait, eux, pour être ici ? Passer par hasard entre deux séances de shopping qui, certes, feront rentrer les fonds nécessaires au financement de cet évènement. Mais, j’y suis j’y reste, je ne vais pas gâcher ce plaisir chèrement acquis.

Cependant, il faut admettre que c’est bien là un moment populaire avant tout. Un moment marketing aussi. Et puisque le chapeau est furieusement tendance, comme nous l’allons constater d’ici quelques minutes, on peut le tirer très bas aux initiateurs de cette manifestation. Lumières et décibels gagnent en intensité, les premiers se lancent. Combien sont-ils ? 200, 300, 500 ? Sous nos regards se déroule alors une ribambelle de gravures de mode, qui par deux, qui par trois, qui en groupes plus ou moins homogènes, qui en solo. Manifestement une grande liberté a été accordée aux participants. Le résultat est très inégal, mais puisqu’il est question de démocratiser la mode, alors c’est parfaitement réussi. Tous les âges, toutes les morphologies, toutes les couleurs de peau, tous les styles et toutes les attitudes sont représentés. Le public fait la claque pour celles ou ceux qui ont sa préférence. Le clergé se retient mais n’en pense pas moins. Arrive Jérémie, affublé d’une demoiselle en gris : ce n’était pas prévu au programme, mais ils sont assez bien coordonnés. Ils se tiennent par la main, petit couple de jeunes premiers, ou pourrait-on dire de jeunes mariés, remontant vers l’autel pour recevoir le sacrement du culte des apparences. La déclinaison du modèle Butterfly, dont le col mandarin a été réalisé en organza, est tout à fait adapté à cette ambiance mariale, bénie par quelques goutes de pluie. Surgit alors une armada de parapluies à l’effigie du sponsor. Mariage pluvieux, mariage heureux !


chemise Luxe blanche BUTTERFLY.

chemise Luxe blanche BUTTERFLY.


vendredi, septembre 17 2010

Mais qui est François Legendre ?

Voilà une question bien difficile à cerner, rien de plus délicat que de devoir réaliser son autoportrait. Une chose est certaine, je suis bien réel, cette marque porte mon vrai nom et j’invite tous ceux d’entre vous, chers lecteurs, qui voudront aller au-delà des projections numériques, à prendre directement contact avec moi.

Pourquoi la mode, pourquoi le chemisier pour homme ? Le sais-je moi-même ?

Tout petit déjà je ramassais les bouts de tissus que ma mère laissait pour compte, rebus fantastiques de ses travaux de coutures occasionnels mais inspirés. Un monde imaginaire et merveilleux naissait alors de ces fibres inertes. Il y avait aussi la boite à rubans, héritée de ma grand-mère, serrée dans une vaste armoire Normande, en haut, là haut, sur la dernière étagère. L’atteindre était déjà un exploit pour mes petites jambes, mais avec son couvercle bombé, gainé de velours vert, encadrant une gravure anglaise elle était irrésistible. Dedans reposaient, comme dans un mausolée, des trésors textiles échappés de la Belle Epoque, autant de témoignages de ce que le génie français sut tisser et ne pourrait jamais réassortir. Je respectais ces reliques, que dis-je, je les vénérais, mais ne me privais pas de prélever ma dîme, donnant ainsi à mes toutes premières créations un caractère presque sacré.

Mes chers parents ne virent jamais dans ces élans créatifs la possibilité d’une vocation…moi non plus à vrai dire. BAC scientifique et école de commerce aboutiraient donc à un métier à défaut d’une passion. L’informatique fut une bonne opportunité à défaut d’être une bonne muse. Mais les petits rubans trottaient toujours dans ma tête et la boite se languissait qu’on la délaissât dans son tabernacle de chêne.

Puis le temps fut venu de basculer du cerveau gauche, la logique, au cerveau droit, l’imagination. Reprendre des études à 34 ans ne fut pas chose facile, mais de même que Paris valut bien une messe, la mode vaut bien une école. Mon idée dès lors ne se limita pas seulement à créer des vêtements. J’entendis aussi créer ma propre entreprise, et donc ma ligne de prêt-à-porter.

L’inspiration vint alors naturellement de mon passé d’homme d’affaires. Dix ans à porter ce que j’appelais ma tenue de pingouin : trop c’est trop. Il me sembla qu’il y avait là un gisement inépuisable et sous exploité en termes de créativité, mais avec des contraintes fortes. Bref je retrouvais un peu des paramètres des projets informatiques, desquels je ne pourrais pas tout à fait m’affranchir, conservant dans ma démarche créative une approche itérative, rigoureuse et pragmatique. Le créateur fou et compulsif, ce n’est pas moi.

Je résumerais mon inventivité vestimentaire comme résultant du mariage d’un passement stéphanois et d’une base de données américaine, consacré dans un temple bouddhiste.

Le passement c’est le côté glamour et féminin que l’on retrouve dans le porter, l’esprit général de la silhouette et les détails décoratifs.

La base de données c’est le côté minimaliste et fonctionnel que l’on retrouve dans la gamme de couleurs, la qualité des étoffes et l’efficacité des formules esthétiques.

Quant au temple bouddhiste, sans qu’il corresponde à une quelconque obédience religieuse, il incarne l’inspiration et la transcendance, qui s’illustre par l’attitude très décomplexée des hommes d’affaires asiatiques vis-à-vis de la cravate, de la chemise qui se porte facilement par-dessus le pantalon, notamment dans les pays tropicaux, et des répertoires inépuisables de formes, de matières et de motifs que recèlent ces cultures millénaires.

Vous me connaîtriez encore bien mal si vous ne saviez pas que je suis un inconditionnel de Proust, dont l’écriture trace des arabesques poétiques (passement) mises au service d’un discours au développement implacable (base de données), portant l’esprit humain au faîte de ses capacités spirituelles (temple).

Je finirai donc pas une citation de notre cher grand auteur : « On sentait qu’elle ne s’habillait pas seulement pour la commodité ou la parure de son corps ; elle était entourée de sa toilette comme de l’appareil délicat et spiritualisé d’une civilisation ».



mardi, septembre 14 2010

Les nouveautés 100% Internet


Pour fêter ses trois ans d’existence, François Legendre, le chemisier pour homme, a choisi d’associer la modernité de sa diffusion à celle de ses créations. Désormais, la marque est donc 100 % Internet.  A ce nouveau mode de distribution s’ajoute un processus de commande permettant de répondre au mieux aux demandes des clients : les chemises sont fabriquées à la pièce, spécifiquement pour chaque commande. L’ensemble des références du catalogue est donc disponible en permanence, dans tous les coloris et dans toutes les tailles.

Une centaine de modèles est ainsi répartie  en trois lignes : chemise ORIGINALE, chemise MODE et chemise LUXE. Vous trouverez ou retrouverez avec bonheur les déclinaisons de la chemise kimono, quintessence de la chemise ouverte et élégante, adaptation capitaliste et poétique de la chemise col mao. Les menus thématiques faciliteront la recherche pour les amateurs de la chemise col blanc, de la chemise poignet mousquetaire, du col double ou triple, ou encore de la chemise pour les grandes occasions : cérémonie, mariage, soirée…

Les précédentes collections s’articulaient essentiellement autour du binôme chemise blanche / chemise noire, avec un soupçon de chemise bleue. La nouvelle boutique en ligne vous permettra d’apprécier la teinte subtilement chinée de la chemise grise ainsi que son rendu légèrement soyeux.

Une chemise cintrée sinon rien ? Appelez-ça chemise slim fit si ça vous chante, toujours est-il que, quelle que soit la coupe que vous choisirez (chemisier, kimono, raglan, capucin et  soufflet), un seul objectif : vous faire une silhouette de rêve ! A noter toutefois une innovation : certains modèles sont proposés en longueur chemise (3 cm de plus que la longueur chemisier).

Enfin, pour couronner le tout, la marque s’est dotée d’un logo, qui deviendra très vite l’emblème de la chemise fashion sur Internet !


chemise Luxe noire SOBRALIA.

chemise Luxe noire SOBRALIA.


dimanche, septembre 5 2010

Lancement de la boutique en ligne

Chers Clients,

La marque de chemises homme François Legendre est désormais 100 % Internet !

Nous avons le plaisir de vous inviter à découvrir notre nouvelle boutique en ligne.

http://www.francoislegendre.com 

3 en 1 : site institutionnel + boutique + blog

Toutes les chemises sont fabriquées A LA COMMANDE, donc elles sont disponibles en permanence, dans toutes les tailles.

Spécialiste de la chemise homme luxe, nous apportons toujours le même soin à nos produits.


Les lignes ont été rebaptisées mais conservent leurs particularités stylistiques :

Chemise Classic = chemise ORIGINALE
Chemise Trendy = chemise MODE
Chemise Glamour = chemise LUXE

Les frais de port (9 680 km parcourus pour vous livrer à la pièce…) sont offerts à partir de la deuxième chemise pour chaque commande. Les frais de retour sont offerts.

Et pour fêter cet évènement, nous offrons 100 euros au premier client qui passera une commande. Le code remise est OUVERTURE (utilisation unique).

La chemise, c’est notre passion, notre exigence…et ce sont aussi les vôtres !


 


chemise Mode grise EGIDIUS.

chemise Mode grise EGIDIUS.