La production de porcelaine japonaise débuta dans la région d'Arita au début du 17iéme siècle. Un coréen du nom de Ri Sampei s’y serait installé, comprenant l'intérêt des gisements de kaolin situés à proximité, le kaolin qui, faut-il le rappeler, est cette substance si particulière qui permet d’obtenir la pâte blanche et cristalline qui différencie la porcelaine de la faïence.
Sa connaissance des fours à très haute température permit à Ri Sampei de procéder à la fusion du kaolin, vers 1400 °C, pour obtenir une pâte de porcelaine similaire à celles produites en Chine. Cette performance entraina la fin d'un monopole vieux de plusieurs siècles.
Cette production fut ensuite abondamment exportée vers l'Europe, principalement par les Hollandais, avec leur Compagnie Orientale des Provinces-Unies. Ces très bons clients finirent par peser sur l’orientation des décors, permettant l'émergence d'un style répondant aux attentes de la clientèle aristocratique européenne, plus attachée au côté somptuaire que symbolique de ces créations. Le langage ornemental des Imari resta malgré tout inspiré par les codes de la spiritualité asiatique.
Cette nouvelle école aussi originale que composite, prit le nom de son port d'exportation, Imari, sis dans la Préfecture de Saga, au nord de l'île de Kyushu.
Voilà, après peu d’histoire de l’Art, on peut se demander quel est le lien avec les chemises hommes de ma collection ? Et bien c’est précisément en observant les Imari (je suis amateur de porcelaine…) que m’est venue cette idée d’une mode composite, qui serait un mélange d’Asie et d’Europe. Nous avions déjà la chemise col mao parmi nos codes vestimentaires, mais la chemise col mao n’était pas assez aristocratique pour moi. En outre, elle avait déjà fait l’objet de milliards de déclinaisons : donc pas très innovante non plus !
Si je n’ai pas incorporé les paramètres décoratifs Imari à mes chemises hommes, je me suis en revanche inspiré de vrais vêtements, en appréciant particulièrement les effets produits par les superpositions de cols induites par la manière dont les japonais portent leurs manteaux de type kimono les uns par-dessus les autres. Ils sont ainsi très élégants sans cravate. Il n’en fallait pas plus pour donner jour à la chemise kimono.
La chemise kimono se distingue en effet de la chemise col mao par sa coupe éponyme mais aussi par le col de type mandarin, un terme plutôt chinois, qui consacre le côté cosmopolite de ces chemises hommes, à l’instar de l’histoire de la porcelaine.
La présente chemise noire se portera très bien décontractée avec un jean simple et une paire de chaussures de ville ou même de sport branchées, apportant un petit côté formel à une tenue volontairement décalée. Vous pourrez aussi préférer une chemise blanche à une chemise noire, qu’à cela ne tienne, ce modèle existe dans les deux couleurs. La chemise blanche renforcera sans doute un peu plus le côté formel de cette pièce, c’est d’ailleurs pourquoi elle est très prisée en tant que chemise mariage, pour ceux d’entre vous qui entendent bien ne pas s’enfermer dans les codes traditionnels et encore très prégnants pour ce genre de cérémonie.
Sur ce chapitre, je vous invite aussi à découvrir l’ensemble de notre gamme cérémonie en allant fureter dans la ligne Chemise Mode ou Chemise Luxe, ou bien en accédant directement à la catégorie des chemises mariages.
A noter : il n’est pas nécessaire d’avoir un teint de porcelaine pour porter une chemise kimono !
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |


































































